ANNÉE 974              

 

Pendant cette période mouvementée de 973 que vient de vivre Théophano, on vit souvent Otton II 

aux petits soins, essayant de lui décrypter les événements aux quels elle participait, peut-être même

de s’en faire une confidente.

Elle lui en savait gré, prête à assumer cette place, et se rendait compte sur le terrain des différents types

de relations qu'elle devait avoir avec la population, de tous les échelons des pouvoirs locaux, des litiges à régler,

des intérêts particuliers à respecter auprès de ces provinces aux différents caractères.

En effet, si la disparition d’Otton Ier a surpris tout le monde, le front contestataire sort de sa léthargie

et s’organise.         

On va assister à des alliances curieuses, face auxquelles Otton II devra battre le rappel de ses soutiens.

 

JANVIER                                                                                   

La Cour avait passé les fêtes et le début de l’année à Utrecht. Vers la fin du mois, Otton II, avec bientôt ses deux chanceliers, Willigis de Mayence et Hildebald évêque de Worms, quitte Utrecht pour régler la question du comté de Hainaut.

En effet, Lambert Ier de Louvain et son frère Régnier IV de Mons (fils de Régnier III, comte de Hainaut, exilé en Bohème en 958 par l'archevêque Brunon de Cologne.) avaient envahi, quelques mois auparavant, le comté du Hainaut, confié aux comtes Renaud et Garnier. Ils avaient tué ces fidèles des Ottoniens à Péronne et commencè à occuper le comté. C’est là qu’Otton II intervint avec son armée, pour reconquérir la forteresse de Boussoit (Buxeide) à environ 300km au sud (Hainaut, Belgique Wallonne actuelle). Elle tomba à l’issue d’un siège relativement court et les meneurs furent arrêtés. (RIi, II, 2, 647b).

 

Le  couple impérial se trouve donc à environ 300km de Cologne et envisage d’être à Quedlinbourg à environ 450km, début avril, avant Pâques qui tombe le 12 avril cette année. Par ailleurs, les nouvelles du Nord, communiquées par  les envoyés de Willigis, ne sont pas bonnes et une opération militaire est envisagée contre les Danois. Il est temps de se mettre en route et les officiers d’intendance préparent le voyage. On en profitera pour voir au retour les villes et notables que l’on n’a pas rencontrés à l’aller, et rassembler des forces pour cette guerre aux Danois, dont la menace se précise. Il faut donc resserrer les rangs et obtenir des contingents militaires, et nous choisissons empiriquement pour cela le trajet qui leur font visiter les lieux qui ne l’ont pas encore été.

 

FÉVRIER - MARS

Ainsi on peut supposer des haltes principales à Essen, Dotrtmund, Paderborn, Warbourg, Kassel, Eschwege, Muhlehausen et enfin l'arrivée à Quedlinbourg déjà connue.

- Essen est une ville est en pleine transformation avec la construction de la cathédrale en cours. Théophano fut-elle sensible au fait qu’elle est dédiée à Sainte-Marie et aux saints byzantins anargyres (médecins qui soignaient sans se faire rétribuer) martyrs à Constantinople au IVe siècle, les médecins Côme et Damien?

L’espace réservé à cette construction et l’abbaye laissent supposer que la ville pouvait héberger la Cour pendant quelques temps. D’autant que l’abbesse Mathilde n’est autre que la petite-fille d’Otton Ier. Par un diplôme du 27 juillet 973, Otton II, quand il était à Aix-la-Chapelle, lui avait confirmé ses droits et son immunité. (MGH DO II et III, p. 58-59, n° 49)          

- Dortmund était  une des résidences préférées de Charlemagne. Il y avait même reçu une ambassade arabe de Cordoue en 777. En 882, elle est mentionnée dans une liste de rente de l’abbaye de Werden près d’Essen, puis en 885 sous le nom de Trotmani, et avait obtenu le droit de tenir marché.

Les chroniqueurs de Dortmund supposent qu’une église existait au IXe siècle, à l'intersection de la Hellweg* avec la route historique de Cologne à Brême, précédant cette église-halle ottonienne avec un transept et une abside semi-circulaire. L’ensemble devait être assez important,  pour que son beau-père et la cour y passent les fêtes de Pâques 953. (Bernhardt 2002, citant Widukind, 3-14, p. 59). Un séjour y est donc possible, elle sera d’ailleurs bientôt ville impériale.

Théophano entendait maintenant parler de plus en plus de Charlemagne dont le souvenir est très présent dans la région.

Werl, Erwitte, Geseke, sont visitées au passage

- Werl les reçut dans son château relativement récent avec son église. C’est lors de leur passage qu’Otton II y promulgue un diplôme, antidaté du 2 avril, après les entretiens qu’il a eus avec le patriarche de Grado au nouvel an. Il l’assure de son soutien, lui confirme les limites de son territoire et ses avantages dont l’immunité. Le couple a eu l’occasion d’en discuter, la région, sensible pour Byzance, ayant fait partie de ses sujets étudiés par Théophano. (RIi II, 2, n° 651)

- Paderborn est née, selon la légende, de deux cents sources qui jaillissaient au cœur même de la ville, la Pader après un cours de seulement 4 km se jette dans le Lippe. Charlemagne, grand amateur de bains, venait y "prendre les eaux". Est-ce que Théophano, qui n'était pas en reste sur ce sujet, l'imita? (Favier 1999, p. 288)

Depuis 986, les villes de Paderborn et du Mans partagent une amitié privilégiée : en effet à cette date les reliques de Saint Liboire, évêque du Mans, furent  transférées à Paderborn. Depuis, il est le saint patron de la ville et de sa cathédrale, mais aussi le saint patron du Mans, ce qui leur a permis de tisser des liens  étroits.

Au nord de la cathédrale actuelle fut construit, en 777, le "Karlsburg", avec le trône du roi. Agrandi à partir de 794, c'est en ce lieu lors de la rencontre entre Charlemagne et le pape Léon III que fut érigé en 799 le diocèse de Paderborn. Plus au nord se trouve le bâtiment du Kaiserpfalz. Le couple impérial y rencontra l’évêque Folkmar (Volkmar), ici depuis 959.

Avec la Bartholomäuskapelle (Saint Barthélemy*, apôtre de l'Arménie), en construction, Théophano se sent un peu chez elle! Elle est considérée comme la plus vieille des églises-halles du nord des Alpes ; de plus, on prépare les plans de la Busdorfkirche, la future église sur le Busdorf où seront conservées des reliques de saint Blaise.

(Tchouhadjian 2004, p. 245 et 2011, p. 239)

- Warburg : on ne sait si la Cour s’y arrêta, ne sachant pas si l’habitat correspondait aux besoins de l’hébergement d’une troupe assez nombreuse, mais la position sur un piton a certainement dû servir de protection pendant les invasions des années passées.

- Kassel est vers la fin du IXe siècle, un simple curtis, mais en février  913 il figure dans un diplôme de Conrad Ier de Germanie sous les noms de Chassala et Cassel. Un château est apparu à la fin du IXe siècle. (Presche 2013, p. 175 ; MGH KI/HI, n° 15)

L’hébergement est donc possible. Au passage, Otton explique à son épouse que c’est le même Conrad Ier qui sur son lit de mort, dans cette ville, fit transmettre la couronne à Henri Ier l’Oiseleur, son grand-père, fondateur de leur dynastie.

 - Eschwege les accueille pour une pause et leur présente le couvent de Saint-Cyriaque en construction. Otton II, sans doute très amoureux(!) de sa jeune épouse, n’arrête pas de lui concéder des territoires. Ainsi, la ville et les environs feront partie des nouveaux domaines de Théophano, d’après le diplôme d’Otton II.

 

Au passage de Mühlhausen, citons qu’un diplôme y avait été établi, le 18 janvier  967, par Otton II, attribuant à la ville le titre d’étape royale. Elle était déjà fréquentée par les Carolingiens et évangélisée depuis plus de 200 ans. Les murailles actuelles ont été reconstruites au XIIe siècle, mais laissent apparaître par endroit les anciennes fortifications. (RIi, II, 1, n° 589)

Dans un autre diplôme de la même année, daté du 29 avril, Mühlhausen est citée comme donation à Théophano, en même temps que Görmar, le Grafschaft Wiggers, Eschwege, Frieda, Tutinsoda, Schlotheim, dans la Thuringe.   (RIi II,2 n° 656)

- Nordhausen, où déjà en 910, Henri Ier l’Oiseleur avait construit un château pour ses déplacements. Otton Ier, en 962, avait donné à la ville le cloître de la Sainte-Croix, avec le droit au marché et ses revenus et le droit de battre monnaie. (RIi II, 1, n° 579) Puis en 965, pour remercier sa mère, (sainte) Mathilde, d’avoir gardé le royaume pendant son absence en Italie, il lui donna les moyens de poursuivre la construction de l’église de la Sainte-Croix et du couvent. Ȃ la mort de cette dernière, Otton II le confiera à Théophano pour son douaire, elle était donc comme chez elle  ici, et elle y passa souvent. (Medieval Family Roles 1999, p. 15)

 

AVRIL

- Quedlinburg L’arrivée un peu plus tôt que prévue permettra de faire quelques déplacements, tandis que se préparent les plans pour la future campagne militaire danoise. L’empereur et son épouse, très intéressés,  passent une première  revue des préparatifs.

Une série de quatre diplômes sont établis, (RIi II, 2, 650 à 653) concernant des sujets divers.

Le voyage, avec ses rencontres, les discussions et les avantages accordés par les différents diplôme aura encore beaucoup appris à Théophano.

 

12 AVRIL                                                                                            

L’installation définitive se fait sans doute deux jours avant les fêtes de Pâques, pendant lesquelles, la famille et la Cour se retrouveront. Les "Annales lobienses" nous confirment qu’ils y passèrent les fêtes de Pâques. (MGH XIII, p. 234). Théophano ne le sait pas encore, mais elle reviendra encore quatre fois pour célébrer ces fêtes en ce lieu.

Alors que les choses se mettent en place petit à petit, l’actualité rattrape le jeune couple en effet survint un incident en la personne de Henri II de Bavière, qui vient célébrer Pâques à la Cour, auprès de son cousin Otton II. Toutefois celui-ci, informé par ses conseillers de ses intentions douteuses, toujours sur ses gardes, préféra le faire prisonnier et le faire enfermer à Ingelheim, où il restera jusqu'au printemps 976.

Thietmar de Merseburg, pour l'excuser, explique que l’état de rébellion permanente du duc serait dû à "l’intervention du Malin", mais surtout à celle des mauvais conseils de l’évêque Abraham de Freising, ville située en Bavière. L'évêque fut emprisonné à Corvey, mais revint pour rester en place jusqu’en 994. Bien que bien postérieure l’illustration ci-contre donne une idée de l’importance de cet évêché qu’il fallait ménager.

(Thietmar, I, 24, p. 30. cité par Leleu, p. 8)

 

MAI

Les séjours et les déplacements vont se suivre, ponctués par la mise en place de règlements de litiges, de remise de diplômes, dans lesquels apparaît de plus en plus le nom de la jeune impératrice.             

 

10/13 MAI

- Tilleda, est l'occasion pour Otton II d'établir un premier diplôme de donation de territoire au bénéfice de sa sœur. Revenant à Quedlinbourg, il en édite un deuxième toujours au bénéfice de sa sœur. Théophano est sans doute ravie de faire plaisir à sa belle-sœur.       (RIi II, 2, 657 et 658)

 

24 MAI                                                                    

- Merseburg, où la nouvelle cathédrale est en construction, reçoit le couple dans son château royal. Otton y établit, à la demande de sa mère, deux diplômes (RIi II, 2,  n° 659 et 660) au bénéfice de Saint-Maurice de Magdebourg et pour le couvent d’Erstein. Impossible de passer ici sans dire un mot du célèbre chroniqueur Thietmar de Merseburg, même si en fait il ne naitra qu'un an plus tard, en 975! On lui doit des informations précieuses avec ses chroniques sur les Ottoniens.

 

28 MAI - 16 JUIN                                                      

- Allstedt où la Cour séjourna pour régler des problèmes de territoires et de relations avec les Slaves ? On voit une nouvelle fois figurer la mention à Théophano, coniugis nostrae. (RIi II, 2, n° 663)

 

17 JUIN

- Pöhlde (Herzberg-am-Harz), nouveau passage dans cette ville, où ils retourneront pour Noël, avant de passer deux ou trois jours plus tard à Kirchberg ou sans doute Erfurt.

Notger, le prince de Liège, qui exerçait déjà un certain pouvoir sur l'abbaye et la ville de Fosses (abbaye bénédictine du VIIIe siècle, province de Namur), l'empereur s'était réservé certains droits, se trouvait à Erfurt dans la suite de l'empereur. Il en profita pour lui demander de céder ses droits à l'église de Liège. Ce n’était pas le moment de se mettre un tel personnage à dos et Otton II lui céda ses droits par un diplôme établi à Erfurt. Il lui accorda en plus la faculté d'établir à Fosses des droits d'octroi, de créer un marché, d'y faire battre monnaie et de mettre une accise sur la bière ; il défendit à tout fonctionnaire d'inquiéter le prince dans l'exercice de ces quatre droits. (Chapeauville 1612,  t. I, p. 208.)

 

FIN JUIN

- Magdeburg, la Cour s'y retrouve à nouveau et, d’après Thietmar de Merseburg, Otton II donne à l’évêque de Merseburg, Giselher, un abbé que Théophano jugea de suite très ambitieux, l’abbaye de Pöhlde. Il avait été nommé évêque par Otton Ier trois ans auparavant.

Il semble qu’ici et à cette date l’armée impériale commence à se préparer sérieusement à partir en guerre contre les Danois pour la reconquête du Schleswig-Holstein. On entendait partout le bruit des charrois et le cliquetis des armes.

 

JUILLET

En effet, leur roi, Harald à la Dent Bleue, croyant pouvoir profiter de l’inexpérience du jeune empereur de dix-huit ans, avait envahi en 973 une partie du Schleswig-Holstein, Marche qu’avait créée Henri Ier pour se protéger des envahisseurs du Nord. Il fallait au plus vite arrêter cette volonté d’expansion.

 

13/14 AOǙT

- Memleben, simple passage sans doute avec un recueillement en souvenir d’Otton Ier.       - Erwitte, (Arweite), Charlemagne, le premier, en 784, a établi la Cour royale, la "curtis regia Arvita". Documentée, la place a été mentionnée en premier lieu autour de 836 dans les "traditions Corvey" (W).

D'après les documents originaux obtenus il est connu qu’Erwitte avait reçu des visites royales répétées. Le premier certificat a été délivré le 9 mai 935 par Henri Ier, avec qui il obtint pour Paderborn la libre élection des évêques et l'immunité confirmée. D'autres documents ont été établis à Erwitte par l'empereur Otton II. (RIi II, 2, n° 669)

La fresque ci-contre, faisant un historique des souverains ayant marqué l’évolution de la curtis, commence bien à Charlemagne.

Le développement de la ville est étroitement lié à l'église romane de Saint-Cyriaque dans le style de celle de Frose.

- Frose (Fhrose, Frosa) fait partie de ces petites villes, étapes confortables. Son développement est lié à l'église romane de Saint-Cyriaque. Le Margrave Gero de Saxe y fonda, peu avant 950 un monastère, puis le  convertit en 961 en couvent pour les chanoinesses. Citation de Théophano dans des diplômes. (RIi II, 2, n° 669, 670, 671)

 

30 AOǙT

En regardant la carte ci-contre, on comprend qu'Otton II ne pouvait tolérer une incursion danoise aux ports de la Saxe.       

C’est sans doute de Frose que le départ pour la reconquête eut lieu, en passant par Magdebourg, si l'on se fie aux propos de Thietmar. (Thietmar, liv. III, chap. 6 ; RIi II,2, n° 671a)

L’auteur a pris la liberté de la fixer plutôt fin août-début septembre, après les récoltes, la  période la plus logique du calendrier permettant une opération de ce genre. Otton II avait commencé à rassembler son armée de Saxons, de Francs, de Frisons et de Wendes, peuple du nord-est de la Germanie, et se préparait à la bataille. Les hommes, les chariots d’armes et de vivres furent bientôt prêts. Comme cela se produira en d’autres occasions, on suppose que Théophano suivit son mari, le plus près possible du front que le permettait sa sécurité.

De son côté, le roi danois Harald avait fait appel au jarl (comte) Håkon Sigurdsson, son gouverneur en Norvège.

L’empereur s’attaqua d’emblée au mur établi par les Danois, le Danevirke (qui devait les protéger des envahisseurs du sud !), qui fit preuve de son efficacité, et, il fut bien obligé de le contourner pour réussir à battre les Danois et réoccuper ainsi la ville d’Hedeby ou Haithabu (appelée aussi Sliaswic ou Sliesthrop). Elle était considérée comme la ville la plus peuplée de Scandinavie et sa prise devait avoir une effet psychologique et significatif pour la suite. C’était, par son accès à la mer, un centre commercial important, dont celui de la vente d’esclaves ! On peut s’en rendre compte d’après la reconstitution ci-contre.

 

Otton II força ainsi Harald et Håkon à la paix et à leur faire confirmer leur conversion au christianisme, avec leur armée, même si Håkon continuera à vénérer ses anciens dieux une fois rentré en Norvège.

Harald, lui qui semble avoir été déjà converti vers 960 sous la pression d'Otton Ier, sera fait prisonnier. La date de la bataille du Danevirke est généralement fixée en fin 974, mais pas d’une manière très précise.

 

2 NOVEMBRE

- Domburg les reçut. Même si ce ne fut pas un "triomphe", fêté comme le retour des empereurs ou des généraux victorieux à Constantinople, Otton II dut savourer sa victoire. Dès leur retour, il règle des problèmes de propriétés (RIi II, 2, n° 672). Et l’on reprend la route par petites étapes pour faire les 400km qui séparent de la Cour vers Pöhlde.

 

25 DECEMBRE                                                        

- Pöhlde (Herzberg-am-Harz), retour dans cette ville qui est le lieu préféré de la famille pour passer les fêtes de Noël et du jour de l’an qui se confondent. Est-ce également parce que le souvenir des grands parents, Henri Ier et Mathilde de Ringelheim, flotte dans les  murs de l’abbaye ? La proximité du palais impérial facilite aussi les choses. De plus, la forêt du Harz toute proche est magnifique en hiver, avec peut-être sa faune sous la neige, propice à de longues balades à cheval ou en traineau?

   

Lambert Ier et Gerberge de Basse-Lorraine.(1600) Site

Essen. Cloître de la cathédrale en construction au Xe siècle. W. Cliché  Zairon.

 

Drotmund. Dessin du XVIe siècle présentant l’église Saint Reinoldi. W. Cliché Braun-Hogenberg.

Hellweg dans la forêt de Teutoburger (Basse-Saxe). W. Cliché Gerhard Rieß. Site 


Paderborn. Cathédrale actuelle. W. Cliché Zefram.

 

Warburg, gravure de Romeyn de Hooghe, Haarlem,1671. Musée Teylers. Site

Eschwege. Statue de Théophanu à la Marktkirche. W. Cliché Pitichinaccio

Murailles de Mülhausen. W. Cliché Michael Sander

Sainte Mathilde de Ringelheim

Freising. D’après Valentin Gappnigg. 1698. W. Wolfgang Rieger

Merseburg, château royal à partir du IXe siècle. Site

 

 

 

Fosses. Sainte Brigide, origine VIIe siècle reconstruit au Xe siècle. Site

 

 

 

 

 

 

 

Fresque des visiteurs royaux et impériaux à Erwitte.

En commençant par la gauche, Charlemagne,. Site

 

 

 

 

Frose, église saint Cyriaque. Site

 

Duché de Saxe au XIe siècle.

      Atlas Niox 1910, extrait Europe 1056, p. 12.

Reconstitution Hedeby au début Xe siècle. Site

Baptême d'Harald vers 960.Détail  fonts baptismaux ca 1100. Église de  Tamdrup. W. Sven Rosb orn.

  Forêt du Harz en hiver. http://www.gfn-harz.de/


En fait, après avoir pris son autonomie par rapport à sa mère Adélaïde, ce qui ne dut pas déplaire à Théophano,

Otton II avait trois problèmes à résoudre pour pouvoir exercer l’autorité impériale. Ce qu’il fit, semble-t-il, avec succès :

soulèvement du Hainaut résolu,conflit avec son cousin Henri II provisoirement réglé et enfin la guerre avec succès

contre les Danois, pour récupérer le Schleswig-Holstein.

Théophano s’intéresse à tout et sa formation se poursuit, avec une dizaine de nouvelles villes, et  visitées avec leurs dirigeants.

Près de 2500 km sont parcourus par tous les temps avec à chaque fois de nouvelles situations à régler. Son expérience

s’est enrichie de ces expéditions militaires auxquelles elle assiste, sinon y participe.

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