ANNÉE 982

 

L’année de tous les dangers, avait commencé avec une expédition victorieuse, bientôt gâchée par la défaite

de Crotone, lourde de conséquence. Son histoire délicate est reprise dans de nombreux textes relativement contemporains comme des Annales, Thietmar, Richer, etc.ou des historiens plus proche comme Ugholli,

Muratori, etc.

L’auteur a pris le parti, avec quelques rajouts, de prendre en compte des extraits de l’ouvrage d’Alain Ollivier,

qui a su apparemment à en faire une bonne synthèse (Otton III, Empereur de l’an mille, Lausanne, 1969), même si des confusions ont été relevées par certains historiens. ( CR. de Labande Edmond, in Ccm, 1973 n° 61, p. 81-83. Pe)

 

6 JANVIER

- Salerne les héberge encore et le duc Manson Ier d’Amalfi, dans un dernier geste d’apaisement, les avait emmené à Amalfi, considérée comme une des plus belles villes lombardes sur la côte. Ils visitent le Duomo, dont les premiers éléments datent du VIe siècle, et pour le reste bâtie récemment.

Mais les esprits sont déjà partis en guerre contre les Sarrasins, les troupes sont prêtes, hommes, bêtes, armes et intendance. La petite armée des deux mille cavaliers s’est vue complétée par les contingents recrutés par les archevêques de Cologne, Mayence et les évêques de Cambrai et Verdun, auxquels il faut ajouter les milices bavaroises et souabes, commandées par le duc Otton, l’abbé de Fulda et l’évêque d’Augsbourg.

De nombreux autres seigneurs de Germanie et d’Italie participent également avec leurs contingents. Le départ eut lieu vers le 15 janvier. (RIi II, 2, n° 866a)

Premier objectif, Matera, à une centaine de km, par la petite ville de Potenza où la troupe doit rejoindre la via Appia, plus accessible à une armée devenue importante. Les villes  de Tricaro, Grassano sont laissées de côté également, car l’entrée d’une troupe dans ces petites villes pouvait poser problème auprès de la population.

Suivront Bari, Tarente et la descente par la côte du Golf du même nom.

 

25 - 31 JANVIER

- Matera, est un gros bourg agricole dans un paysage désolé. Depuis des temps très anciens leur explique-t-on, les habitants ont creusé leurs maisons dans la pierre malléable du lieu, ce sont les "sassi", mais également des églises rupestres, en particulier par des religieux byzantins ayant fuit l’Iconoclasme. Il y aurait même une église arménienne, sous le palais en construction, dont on lui promet la visite. Une communauté arménienne est réunie autour du monastère bénédictin de Santa Maria de Armeniis depuis les IXe ou X siècle.

Mais pour l’heure, Matera leur "réserva une résistance imprévue", qui les obligea à une installation du campement "circa", c'est-à-dire en dehors de la ville.(Ollivier 1969, p. 67 et suiv.)

Il fallait bien s'installer, car le séjour allait durer plusieurs semaines. Ils sont rejoints par l’archevêque Gisilher de Magdebourg, à qui il établit un diplôme destiné à l’un de ses clercs, Gundharius, pour services rendus. Ensuite, on discute beaucoup pendant cette période,  on essaie de négocier, on reconnait le terrain et on évalue les forces en présence.

Des contacts sont pris avec les Byzantins, et leur catépan qui les représentent. En fait ils ont l’air de rester en spectateur, voir Otton II se battre contre les Sarrasins, ce qui ne les empêchent pas de prendre Tarente (Thietmar 2001, liv. III, chap. 20), et oblige Otton II à la reconquérir (sans combat). Pour essayer de reconstituer l’empire de son père ou récupérer le douaire de sa femme,il a ainsi face à lui, tour à tour Byzantins et Sarrasins,

Des reconnaissances sont envoyées à Bari et Trani d’où parviennent des rumeurs de révolte des populations. Mais contre qui ?

Les nouvelles que reçoit Théophano de Constantinople sont vagues, Basile II a du mal à assoir son trône, toujours occupé par son grand-oncle le parakimomène Basile Lecapène. Malgré cette période confuse, les Byzantins, se sentant menacés et en mauvaise posture, avaient quand même essayé de dissuader Otton de prolonger son expédition,  en vain, Pour certains,  ce refus aurait motivé un appel (controversé) de leur part à des troupes sarrasines ?

 

16 MARS                  

- Tarente, fut  la première ville, vraiment défendue par les Byzantins. qui offrit une grande résistance. Ce qui n’empêcha pas Otton II de la reconquérir après un vigoureux assaut.

(RIi, II, 2 n° 871 ; DO II 272, Romanorum imperator)

Était-ce dû à son ancien passé byzantin bien installé ? Présence pourtant  largement écornée par les invasion successives des Arabes musulmans dès le  VIIIe siècle, puis plus tard une présence permanente entre 840 et 870, en même temps qu’à Bari. En 875, à la fin du conflit avec les Lombards, elle fut définitivement byzantine, ce qui n’empêcha pas une dernière incursion sarrasine en 928, avec destruction de la cathédrale du VIe siècle, dédiée à Saint Marie. dont Théophano ne vit que les ruines. Les projets de reconstruction étaient assez avancés.(Gandolfo 1975, p. 343-352)

Entre repos, discussions, préparation et  expéditions de reconnaissance, le temps également de régler quelques problèmes, consolider quelques alliances par des donations ou en accordant de nouveaux privilèges, Otton II ne mit son armée en marche, véritablement sans doute, que vers le 20 mai, pour aller vraiment à l’extrême sud.

 

MAI

Pendant leur séjour pour les Fêtes de Pâques,  les messagers lui avaient fait part de ce que les Sarrasins avaient débarqué et occupaient Rossano. (MGH Ss, II, Annales lobienses, p. 232) et Otton II, soucieux d’en découdre une fois pour toute avec ces envahisseurs décida de se mettre en marche. L’empereur étant dépourvu de flotte, un accord fut conclu avec deux bateaux byzantins, naviguant dans les parages, pour accompagner l’expédition côté mer. Les premières escarmouches avec les avant-gardes arabes eurent lieu à l’approche de Rossano même. Toutefois, l’émir, voulant préserver ces forces quitta la ville, la laissant aux impériaux.

 

JUIN        

- Rossano, où vivaient de nombreux grecs avec les églises et les monastères basiliens, avait même été considéré comme la capitale du monachisme grec. Elle était une des mieux fortifiées de Calabre. (Gay 1904, p. 337)  Théophano, qui a suivi (dangereusement) Otton jusque là, accepta de l’attendre ici. avec son fils comme indiqué plus loin. Elle se retrouve ici, dans une ambiance byzantine et a, semble-t-il, obtenu un accord avec les Byzantins. Le couple est maintenant à deux mille km de Magdebourg ou d’Aix-la-Chapelle ! On peut voir sur l'extrait de carte ci-contre qu'elle n’est qu’à 95km de Crotone, quand Otton II descend jusqu’au cap éponyme, vers son destin. (Schlumberger 1896, p.510 et suiv.)

L'agrandissement de la carte montre l’emplacement de la ville de Rossano où Otton l’avait laissé, avec leur fils et le trésor de la cour, sous la garde de l’évêque Thierry de Metz. Il y fait un très grande chaleur à cette période de l’année.

On lui apporte pour consultation un très vieil évangéliaire, du VIe siècle, en grec, dit de Purpureus, aux magnifiques enluminures. Pendant l’absence de son mari, elle visitera également les grottes qui abritèrent les premiers moines basiliens.

La carte ci-contre montre bien jusqu’où il n’aurai peut-être pas dut s’engager !  (Carte ancienne avec correspondance des nom approximative : Brutium = Calabre,  Apulie + Bari = Pouilles, Lucanie = Basilicate)

On peut supposer, que porté par la confiance en lui, après la série des premières victoires, il ait laissé sans inquiétude sa famille, si proche du front, et qu’il soit parti pour finir simplement le travail ! (RIi II, 2, n° 874a)

 

LA BATAILLE DE CROTONE ET SES CONSÉQUENCES

JUILLET

Poursuivant son expédition  triomphante, l’empereur se hasarde de plus en plus dans le sud. Le pays est accidenté, propice à toute sorte d’attaque surprise, d’embuscades. Otton II n’en a cure, il a réussit à vaincre toutes les bandes de Sarrasins rencontrées et c’est avec difficulté qu’il arrive, maintenant, à retenir ses troupes, même si certaines, du Bénévent en particulier, l’ont lâché. Il passe la rivière Neto à un gué et rentre dans l’ancien évêché byzantin de Santa Severina, chef-lieu de la province, dont la ville de Crotone sur la mer est suffragante. La petite ville est perchée sur un promontoire lui assurant une certaine protection. Théophano avait entendu parler de cette région à Constantinople, car leurs évêques étaient toujours invités aux conciles. (Duchesne 1973, p. 9)

Certains le voient à Squillace ou même Stilo, mais vu la distance de près de 200km plus au sud, nous ne retenons pas cette éventualité, d’autant qu’il doit s’agir du Stilo, à peu de distance au sud de Crotone. (Schlumberger 1896, p. 511-512).

On voit sur la carte et l’illustration précédente le relief montagneux et parfois couvert de forêt de la région. Toute chose que les arabes sauront utiliser, leur avance étant également suivie par les bateaux byzantins qui rendaient compte à Otton. Lors des premières rencontres, en infériorité, ils esquivèrent les contacts, attirant les chevaliers teutons et leurs alliés lourdement armés et équipés sans doute dans des sites accidentés.

 

13 JUILLET

- Crotone (Croto) est le théâtre de nouveaux accrochages à l’avantages d’Otton, "l’émir de Sicile, Aboul-Kâsem tombe, blessé à mort, ses hommes dispersés, se replient encore. Dans l’ivresse de la victoire, Otton II se lance à leur poursuite", et c’est l’erreur fatale, car cette petite partie de l’armée, qui s’est regroupée, l’a attiré au pied des collines d’où "d’autres Arabes cachés arrivent au galop en poussant des cris terribles" et c’est l’hécatombe, d’autant plus que certaines troupes italiennes, du Bénévent abandonnent le terrain.

La bataille de Crotone (dite aussi du cap Colonne ou de Stilo) finit en désastre, parmi les soldat et cavaliers germains ou italiens, on compte de nombreuses victimes comme l’évêque d'Augsbourg, le Margrave de Mersebourg, le comte Udo de Franconie ; chez les Italiens, le duc Landolph IV et ses frères Pandolphe II de Salerne et Atenolphe, etc. sont aussi morts au combat. Un contemporain résumera « la fine fleur de la juste Allemagne fut frappée ce jour-là  par l’épée ensanglantée».

(Bruno de Querfurt in MGH, Ss, IV, p. 598 ; RIi II, 2  du 13 juillet n° 874b)

Le reste n’est semble-t-il pas vérifiable. Otton aurait prit la fuite et du rivage, voyant un bateau grec, il l’atteint à la nage. Le capitaine de celui-ci ne le reconnaissant pas de suite, lui donna protection, espérant une rançon. Des tractations auraient eut lieu ensuite, Théophano, prévenue entretemps, descendait avec l’évêque de  Metz, vers une crique accessible aux barques, faisant croire au capitaine qu’elle détenait un trésor, qu’elle était prête à échanger contre son prisonnier.

Le bateau, sans méfiance, s’était suffisamment approché du rivage pour permettre à l’empereur de se sauver en sautant à l’eau et s’échapper, bientôt sous la protection de ses soldats arrivés en barque ! La scène fut souvent gravée dans les siècles qui suivirent.

Ils revinrent tout aussi rapidement à Rossano, pour regrouper les effectifs restant, pas encore morts de la chaleur et de la soif,  et préparer la retraite, pour ne pas dire la fuite ! (Gay 1904, p. 338)

Ainsi, le départ eut lieu le 31 juillet, l’objectif étant de se réfugier à Salerne, où les attendait   Manson Ier d’Amalfi, ravi de se faire confirmer sa prise de pouvoir sur la région. Il y avait près de 300km à parcourir, dans la chaleur de l’été, en passant par Cosenza, Cassano, Mormanno, Castelluccio,  Lauria, près de Maratea. Peut-être a-t-elle été dans cette ville où la tradition veux que les reliques de saint Blaise de Sébaste y soient arrivées par mer en 732. Mais, pour cela,  il fallait d'abord franchir les eaux tumultueuses de la rivière Laino. (Tchouhadjian 2004, p. 95 et 299)

Avant d’arriver à Salerne, Paestum était une étape intéressante, et même si l’ambiance n’y était pas, une visite du temple s'imposait.

Encore un diplôme de donation à la demande de Gerbert, parmi d’autres. (RIi II,2, n° 874c et 875)

 

2 AOUT

-   Capaccio, en fait l’ancien site de Paestum, les accueillit avant Salerne, après avoir franchit les eaux tumultueuses de la Laino, On peut espérer que le couple prit le temps de visiter le temple consacré jadis au culte païen d’Héra, protectrice des marins de l’Argo.

Ce fut un voyage éprouvant pour tout le monde. Ollivier (qui nous renvoie à l’ivoire ci-contre entre Otton II et dans les bras de sa mère Théophano, déjà couronné)  le décrit à travers les effets sans doute ressentis par Otton III : après les palais, la rude vie des camps, les déplacements continuels, la soif, la canicule et même la fuite et l’humiliation de la défaite. Il a entendu les rages de son père, les prières et les larmes de sa mère , les plaintes des soldats blessés mourant.(Ollivier 1969, p. 70-71) Il s’en souviendra toute sa courte vie.

Cette défaite fragilise considérablement le pouvoir impérial. Les Grecs, qui avaient partie liée avec les Sarrasins, remettent la main sur les Pouilles et la Calabre. Leur répit fut de courte durée car les Sarrasins recommencèrent leur expéditions. Dans les années suivantes, ils pilleront Cosenza (984) et Matera (994), attaqueront Tarente (991), Bénévent (1002) et tenteront même pour un temps d'assiéger Capoue. (W)

Une fois de plus, une expédition "nordique" aura échoué dans ses prétentions sur l’Italie méridionale. Il faudra attendre les Normands pour ce faire.

 

18 AOUT

- Salerne les revoit donc, dans une atmosphère plus difficile, mais on l’a vu, l’endroit est idéal pour se reposer et essayer de reconstituer ses forces et celles de l’armée rescapée. Pour ce faire, il faudra bientôt poursuivre le voyage et compter ses alliés.

 

SEPTEMBRE - NOVEMBRE

- Capoue, restée fidèle, les accueille donc au courant de ce mois, et ils s’y installeront quelques semaines, mais l’ambiance est lourde. Landenolf, le 4e fils de Pandolf  Tête de Fer, qui prend la succession de son frère tué à Crotone en juillet, resté fidèle, les reçoit avec  émotion.

Ils reçoivent bientôt des nouvelles des conséquences néfastes importantes qui ont lieu en Germanie même, en automne, dès la connaissance de ce fait. En tenant compte des délais d’information nécessaire pour la transmission des messages, les courriers alarmants leur parviendront, avec un certain décalage, pendant leur séjour à Capoue.

Ils apprirent que le duc Bernard Ier de Saxe, un des trois responsables à qui Otton II avait laissé la garde de la Germanie, avait été  sur le point de rejoindre le ban impérial avec des renforts, quand des raids de Vikings danois l’avait forcé à rebrousser chemin.

Les messagers se suivaient et Willigis de Mayence les informait de la révolte des Slaves de l'Elbe, qui apprenant la défaite de l'empereur, se soulevaient avec leur chef Mistivoï contre leurs suzerains germaniques.

A long terme, cela aura pour incidence de bloquer la germanisation et l’évangélisation  de ces peuples slaves. La "victoire des Arabes, à l'extrémité méridionale de l'Italie, va peser avec plus d'acuité que jamais sur les rives de l'Elbe et de l'Oder...." (Fliche 1930, p. 209)

En attendant, Otton II continue l’attribution ou avantages à différents personnages. Nous appellerions cela du clientélisme, signe de l'affaiblissement du pouvoir.  (RIi II,2, n°. 879 - 882a)

Ou pour régler les problèmes de successions pour la région, après le décès du duc Landolph IV et ses frères Pandolphe II de Salerne et Atenolphe.  (RIi II, 2, n°882b et 883)

Il procéda également dans le courant octobre à la nomination de Jean Philagathos, leur favori et conseiller, abbé du monastère bénédictin de Nonantola. (RIi Ii, 2, n° 882c-883; Gay 1905, p. 392). Tandis que Gerbert était confirmé à l’abbaye de Bobbio.

Dans le courant  novembre, on leur apprend la mort de leur cousin et allié, Otton de Souabe et de Bavière. Échappé du massacre à Crotone, il rentrai en Germanie reconstituer des forces, quand il est terrassé par la maladie à Lucques, le 31 octobre. Il sera enterré à Aschaffenbourg. (RIi II, 2 n° 884b)

Les décès se succèdent car quelques jours plus tard, on apprend la disparition d’un autre fidèle, qui avait eut lieu également à Lucques, celle de l’abbé Werinhar de Fulda, le 30 octobre, sur le chemin de son retour. Il sera enterré à Borgo San Donnino, près de Parme (RIi II, 2 n° 884a)

D’autres diplômes avant de quitter Capoue, avec d’autres avantages concédés au monastère Sainte-Sophie de Bénévent, ou au monastère de Farfa, etc. (RIi, II, 2, n° 886 et 887)

L’année se terminait dans la tristesse. L’empereur recevait des messages de plus en plus alarmants sur la rébellion slave, les princes se faisaient de plus en plus pressant, et lui demandent de convoquer une assemblée ou une diète (Reischtag), pour évaluer la situation et les moyens à développer.

En attendant, on décida d'aller passer les fêtes de Noël, en famille, à Salerne.

 

21 - 25 DÉCEMBRE              

- Salerne  les accueillit donc, sans doute, pour les fêtes de fin d’année. L’hiver, à l’abri de ses belles montagnes de Lattari, avec un sommet enneigés de plus de 1000m, que l’on voit plonger dans la mer, elle bénéficie quand même d’un température moyenne de 10°.

L’archevêque Amatus Ier profita de suite, de ce que l’heure était aux largesses, pour se faire établir un diplôme de consolidation de son droit de propriété sur les établissement religieux de la région. (RIi, II , 2, n° 890)

Mais l’ambiance est morose et conflictuelle, Otton II voudrait bien repartir et essayer de battre définitivement les Sarrasins, toutefois l’opposition des responsables religieux et des ducs en Germanie est forte. Ils réussiront à imposer une première assemblée pour le 27 février, à Mayence ou à Francfort, où certains voient la présence d’Otton II, malgré l’éloignement. (Sickel Erläut. p. 186; Uhlirz 1902, p. 183 ; Richter-Kohl, Ann. III., p. 138)

Quoiqu’il en soit le principe d’une diète est retenu pour le printemps 983 à Vérone. Nous en parlerons au prochain chapitre.

Amalfi. Duomo,  façade restaurée. Panoramico, cliché Grenavitar.

 

Matera. Habitations troglodytes. Photo actuelle.

 

Matera Eglise Santa Maria de Armeniis (Xe s. ?) Site

Italie du Sud. Extrait Atlas Classique Niox 1910, p. 8.

Crotone à l’emplacement de la croix verte 

 

Codex Purpureus Rossanensis. Folio 8v.  Le Christ devant Pilate VIe s. W. Cliché Dsmdgold. Site.

 

Extrait. Croix verte, zone de combats. En vert au-dessus, Rossano (environ 100km) (2cm)

 

Santa Severina panorama. Site

 


 

Carte relief de Crotone. Site

 

Cap Colonne. Otton II se sauvant à la nage. Auteurs inconnus.Site

Théophano se moque d’Otton II après sa défaite.  Gravure tendancieuse du XIXe siècle.. Zimmermann, 1890. Site.

 

La rivière Laino entre Bruttium et Lucania.(Calabre)

 

 

Paestum, temple dédié à Hera (déesse grecque), photo Touring Club Italie.

 

Théophano tenant dans ses bras Otton III

 Le Christ, la Vierge Marie et Saint Maurice

 Milan Musée des arts Décoratifs Xe siècle. Site

 

 

 

Représentation de guerriers danois au Xe siècle. Site

 

 

 

Abbaye de Nonantola. Cliché, www. jipp.forumgratuit.org

 

Salerne l'hiver. Les monts Lattari. Site.

 



Cette année difficile marque un tournant dans la pérennité même du Saint Empire, et  les différents historiens épiloguent

sans fin sur cette campagne. Une charge moins aventureuse et Otton II aurai été vainqueur, la question ne se serai pas posée.

Il faut également se remettre dans le contexte, la réelle menace Sarrasine et la difficulté d'un accord avec les byzantins

et leur politique hégémonique, excluant toute entente, dont on verra le résultat quelques centaines d'années plus tard.

Voyons maintenant ce qu'il va advenir du couple impérial dans cet environnement devenu instable.

 

 

                                                                                                                                                                                       A suivre : Année 983