ANNÉE 983

 

Année difficile, avec la répercussion des conséquences de la défaite de Crotone. qui capte l’attention d’Otton II

au détriment de la Germanie. Sa disparition imprévue à la fin de l’année redistribue les cartes d’un jeu

pour lequel Théophano n’était pas forcément complétement préparée.

 

JANVIER - FÉVRIER

17 JANVIER

- Rome, est peut-être sous la neige, quand ils y arrivent, après avoir quitté Salerne. Ils s’y installent quelque temps, à l’abri du palais du mont Aventin, et envisagent même d’y passer cette année les fêtes de Pâques.

Otton commença l’année en arbitrant, en l’absence du pape, un conflit entre Benoît, abbé de Subiaco, et l'abbé Leo de la basilique San Cosma et Damiano à Rome. (RIi II, 2, n° 890b)

Mais d’autres problèmes nécessitent toujours une plus grande attention de sa part, comme l’assemblée demandée par les notables restés en Germanie, et qui ont à faire face à des mouvements séparatistes.

 

17 FÉVRIER

La cour apprend la mort de l’évêque Volemar de Paderborn, ce qui nécessite de nouvelles négociations pour la désignation de son successeur. C’est Rethar (Ratar, Rothar, 1009) qui fut choisi, même si on le connait peu, il est recommandé à Otton II par l’évêque de Strasbourg, Erkanbald (965-991). (RIi II, 2, n° 890c).  

Entretemps, une réunion de princes de Germanie insiste toujours pour la tenue d’une assemblée pour juger de la situation de plus en plus délicate sur place et les mesures à prendre, autant pour le situation aux frontières de l’est, que pour l’envoi de troupes à la demande de l’empereur. On l’a vu une première réunion, entre eux, se tiendra à Mayence ou Francfort, le 27 février. Certains auteurs vont même jusqu’à signaler la présence de l’empereur, d’autres n’en parle même pas. D’après la seule étude de son calendrier, la distance à parcourir (3000km) aller-retour, en plein hiver, nous semble excessive, même s’il nous a habitué à de tels exploits, nous suivrons donc l’opinion de ceux qui ne le voient pas à cette réunion. Le fait qu’elle se soit tenue est d’ores et déjà important.

Peu après, les Danois commençaient déjà leurs incursions dans le nord du pays, obligeant le duc Bernard, qui n’avait pas encore passé les Alpes, à revenir et réussit à les refouler, les surprenant par sa manœuvre. (Thietmar, liv.III, c. 24)

 

MARS - AVRIL

Toujours à Rome, Otton II préside un synode, voulu par le pape même s’il en était absent, en présence de Giribert, évêque de Tortone et Pierre, évêque de Pavie, pour faire un point de la situation en Italie. (Saint-Marc 1763, p. 866) Il continue à prendre ses contacts, à commencer à organiser son corps expéditionnaire, avec ses vassaux italiens demeurés fidèles et les contingents germains qui arrivent petit à petit.

 

AVRIL – MAI

- Pavie, devait être une étape obligatoire pour revoir sa mère Adélaïde, qui les accompagna ensuite jusqu’à Vérone. Elle était très à l’aise en Lombardie dont nous avons vu que Pavie était la capitale, et lui appartenait en propre au titre de son douaire. Elle bénéficiait des revenus, qui étaient prélevés dans chacune des douanes qui contrôlaient les entrées et sorties des grandes routes de la province. Par exemple, les cols ou les villes comme Suse, Cividal du Frioul, Aquilée, etc. Toutes les marchandises, les personnes, sauf les pèlerins et même, commerce moins glorieux, les esclaves. Les voies de communications devaient être entretenus en conséquence.( L’Europe au Moyen-Âge, documents 1969, p. 116-120)

La ville percevait également des droits de la part de marchands de villes voisines, ou par exemple de Venise. Ces revenus permettront plus tard à Adélaïde de subventionner des églises ou des œuvres.

Théophano apprit au passage une autre intervention des Carolingiens, venus jusque là, au VIIIe siècle, pour enlever la ville aux Lombards.

Et surtout la visite de la Basilique de San Pietro in Ciel d’Oro, dont une partie date du VIe siècle, mais depuis tout le temps en travaux, avec la tombe de saint Augustin  et l’urne sans doute du VIIIe siècle. Elle pense que compte tenu de ses travaux théologiques, il devrait certainement être reconnu. (en fait reconnu père de l’Église au XIIIe siècle)

Entretemps, Otton, cherchant à réparer son échec de l'année précédente, avait décidé, sur la pression des ducs, princes et hommes d’Églises, de Germanie en particulier, de rassembler, au mois de juin, à Vérone, en une Diète,  les représentants de l’Empire.

 

JUIN

- Verone, bien qu’au bord de l’Adige et près du lac de Garde, subit des étés très chauds.

Elle avait été choisie par Otton II pour tenir la Diète d’Empire, sur l’insistance des responsables du gouvernement de la Germanie. Elle coïncidait avec la Pentecôte et ils  arrivèrent dans une ville en émoi. La présence d’Adélaïde, de Théophano et du futur Otton III. donnait également un caractère familial au regroupement. (RIi II,2 n°. 891b)

Mais surtout elle devait permettre aux responsables de Germanie de rendre compte de la situation explosive au nord et à l'est du Saint Empire.

Déjà, le sud du Jutland avait été reconquis, lorsque les Danois de Harald Ier Blåtand (Dent Bleue, 925-986) alliés au prince Abodrite Misitivoi, dont Harald avait épousé la fille, Tove, profitant de la défaite d'Otton, avaient attaqué le Saint Empire.  Cette "reconquête" mettait fin à plusieurs décade de présence saxonne au Danemark.

Vérone fut à partir du 3 juin,  le lieu d’une intense activité de la part d'Otton II, pour confirmer sa volonté de partir combattre les Sarrasins. Après d’intenses négociations avec les représentants de Venise, il conclut un projet traité de neutralité et d’aide, lui permettant d’aller chasser les Sarrasins au besoin jusqu’en Sicile, par de détroit de Messine. (RIi II,2, n° 900 ; Fliche 1930, p. 213) L’accord définitif sera signé le 14 juillet, grâce sans doute à l’intervention de l’impératrice Adélaïde, au fait des problèmes de la région où elle détenait une partie de son douaire. (RIi II,2, n° 907)

Sur un autre plan, profitant de cette occasion,  Otton II devait également présenter son projet de "Lois que l'on a jointes aux Lois Lombardes, dont dit Muratori qu’elles sont faites et publiées dans cette Diète, parce qu’il était encore d'usage que les rois d'Italie et les empereurs d'Occident ne promulguassent aucune loi, que du su et du consentement des Etats". Dans la Préface [des lois d’Otton II], continue Muratori, "l'on voit présent à la Diète, avec tous les Princes d'Italie, l'oncle maternel, de cet Empereur, Conrad, Roi des Deux-Bourgognes, afin qu’ils l’aident pour la guerre contre les Grecs et les Sarrazins". (Saint-Marc 1763, p. 866 et suiv.)

Plus disponible, Théophano, se souvint qu’ils y été passés il y a dix ans, sans vraiment s’y attardés. Elle essaya donc de prendre le temps de s’intéresser à une histoire qu’elle avait entendu à Constantinople ; un certain Adelchi (Adagis), chassé de son royaume par Charlemagne, était venu se réfugier à Constantinople, en attendant sa revanche, qu’il ne put réaliser, puisqu’il y mourut en 788.

Elle visita également la basilique San Zeno, détruite lors d’incursions hongroises et reconstruite avec l’appui de son beau-père, Otton Ier, en 963.

Eut-elle également en main une copie du codex médiéval du monastère de Lobbes. l’"Iconographie Rateriana", dont elle entendu dire qu’il avait été initié par l'évêque de Vérone, Raterio di Liegi, il y a quelques années? Aura-t-elle eut également le loisir de se promener sur le pont romain de Pietra, qui nécessitera d’ailleurs bientôt une restauration?

 

5 JUIN

Notger de Liège est également présent à la Diète, et reçoit de l'empereur sa dernière marque de faveur. En effet, ce dernier lui octroi le droit de marché à Visé (province de Liège), jusque là bien des Ottoniens, en récompense, dit l'acte, de sa fidélité et de son dévouement.

L’empereur, déjà sans doute parti dans le sud dans sa tête, prit la peine d’établir également un diplôme, parmi d’autres, au bénéfice du monastère de Sankt-Blasien, en Forêt Noire, pour sa reconstruction après le passage des Hongrois, en 955. Même si le nom de l’impératrice ne figure pas sur le document, on peut supposer qu’elle suivi de près ce dossier, concernant le culte d'un saint d’Arménie. L’origine de la création du monastère remonte aux années 830-40, lors de l’obtention de ses reliques  par l’abbé Fintanus. (Tchouhadjian 2004, p. 101 et suiv.)

 

7 JUIN

Parmi  les princes de l'Allemagne et de l'Italie à cette Diète d'Empire, que l'empereur avait convoqué, certains voulaient dissuader l’empereur de ses projets belliqueux, d’autres au contraire, en particulier de Germanie, avec leurs contingents, étaient pressés d’en découdre. (Histoire d’Allemagne 1844, p. 274 et suiv.)

Otton II, fort de la participation des impériaux, complètement focalisé sur le sud de l’Italie, négligeant même l’insistance de l’abbé Mayeul de Cluny, qui arrivera un peu plus tard,  engagea la Diète à avaliser  la décision  concernant la nouvelle intervention contre les Sarrasins, négligeant par ce fait la Germanie. (RIi Ii, 2 n° 902)

On y élit également roi d’Italie, leur fils Otton, qui n'avait pas encore quatre ans et devait, sans doute sur les genoux de sa mère, se demander ce qui lui arrivait ? Mais après la clôture de la Diète, l’impératrice dut se séparer de son fils, car l'enfant fut confié aux  archevêques de Mayence, Willigis et  Jean,  de Ravenne, pour l’emmener à Aix-la-Chapelle, et y être sacré roi des Germains, et succéder un jour à son père. Celui-ci avait-il eut une prémonition ?

Avant de partir pour Mantoue, l’empereur, parmi une de ses donations, alloue la ville de Vérone à Willigis, ce sera la "Donation de Vérone" que nous avons déjà évoquée.

Toutes ces formalités accomplies et terminées, la cour repris la route.

 

20 JUIN

- Mantoue, est la dernière étape du voyage en commun. La ville a subi de nombreuses destructions et ils ne verront que le campanile de la cathédrale, disparue en 894. Les chemins s’y séparèrent, chacun vers son destin, Otton III partait donc en Germanie, l’impératrice Adélaïde, gouverneure de Pavie et de sa région, partit rejoindre sa ville, tandis que le couple impérial et la cour continuait vers le sud en passant par Ravenne. Théophano accompagna l’empereur pour, en cours de route, se diriger ensuite vers Rome où elle attendra le retour d’expédition d’Otton. Gerbert d’Aurillac quitte la cour pour regagner ses nouvelles foncions à Bobbio.

 

29 JUIN – DÉBUT JUILLET

Ils apprennent bientôt qu’à la fin juin, le prince des Obotrites, Mistui avait attaqué, avec l’aide des Slaves et des tribus germaniques Wélétabes, les Esclavons ou les Wiltzes, déjà actifs du temps de Charlemagne, (Eginhard  IXe s. 1824, p.34,135, 236)  les évêchés de Hambourg et de Brandebourg, et les avaient détruits. Cela avait déclenché une riposte conjointe de l’archevêque de Magdebourg, l’évêque de Halberstadt, qui avaient uni leurs troupes avec celles des comtes de Mersebourg, de la Thuringe, de Braunschweig, et des margraves de Meissen, des marches du Nord et de l’Est.

Ils étaient parvenu à repousser les envahisseurs, mais avaient perdu une partie du territoire. Ainsi, ici également, dans un laps de temps très court, l’élargissement du Saint Empire et la mission de christianisation d'Otton Ier avaient été anéantis. Le margrave Dietrich d’Haldensleben, qui n’avait pas été à la hauteur, fut démis de ses fonctions.

 

14 - 31 JUILLET

- Ravenne, fut le théâtre des dernières et difficiles négociations avec Venise. C’est seulement cette année, pendant son séjour dans cette ville que fut trouvé, pour ne pas dire imposé, l’accord définitif avec Venise, accordant la libéralisation définitive de son commerce avec le Moyen-Orient, surtout avec Byzance, en parallèle avec le Saint Empire, qui n’avait bien entendu pas intérêt à voir cette voie commerciale échapper à son contrôle.

Entre temps, les nouvelles arrivaient de Germanie, les Slaves, sous la conduite du margrave Thiedrich s’étaient lancé à l’assaut de Havelberg (Saxe), située sur les bords de l’Elbe si discutés, massacré la population et détruit l’église. Brandebourg  avait également été menacée, jusqu’à sa chute définitive, après la fuite de l’évêque Volkmar et du général Thiedrich !

Les courriers qui arrivèrent ensuite firent état d’une prise de consciences des troupes saxonnes, qui s’étaient regroupées et, sous le commandement de leurs notables, avaient repoussé les Salves au-delà de l’Elbe. ( Histoire d’Allemagne 1844, p. 276  et suiv.)

Profitant de la présence du couple impérial, la ville devint pour quelque temps  le siège du tribunal de la cour ou du palais (placitum habuit), pour permettre de régler quelques litiges. En particulier celui entre Landulf, archevêque de Milan, et la population de la ville.

Plus tard, vers la fin du mois, ils apprirent la mort du pape Benoit VII, intervenue le 10 juillet, et de suite se posa la question de sa succession. Dans les circonstances troubles actuelles, cela ne pourra se faire qu’après son retour d’expédition, surtout que Théophano apprenait, par ses courriers, que l’ancien pape Boniface VII (l’étrangleur de Benoît VII), suivait de Constantinople le choix de ce successeur.

Avant de quitter Ravenne, elle retourne visiter le mausolée de Théodoric, depuis qu’un des officiers de cour lui avait dit qu’il avait été construit par l’architecte arménien Daniel, vers 526. (Dézélus 1989, p. 266)

 

NOUVELLE EXPÉDITION DANS LE SUD

24 AOUT

Otton II reparti bientôt vers le sud. avec sa nouvelle armée, par la via littorale, déjà prise en sens inverses en 972, Elle a été complétée par les contingents italiens fidèles à l’Empire et présente une allure imposante. Après Rimini, Ancona, Pescara et Chieti, on les voit bientôt passer la rivière Trigno et entrer dans les Abruzzes, mais s'ils sont encore à 240km de Bari. Continuant à descendre, ils établissent ensuite leur camp à une centaine de km de la ville.

 

27 AOUT

- Larino, non loin de là, les voit passer, vers la fin du mois. Mais les avant-gardes, revenant pourtant d’assez loin, ne signalent aucun Sarrasins dans le sud du pays. Ces derniers également semblent pour l’instant partis soigner leur pertes, qui ont été également lourdes. La seule présence militaire signalée, est celle de Byzantins, dans les villes reconquises sans mal par leurs troupes comme Bari, Matera, Tarente, etc. Et Otton II, sans doute échaudé et sur les conseils qu’il avait reçus de Théophano, n’a pas envie de se frotter à eux, aucun exploit ne semblant donc marquer cette expédition, Otton amorça sa remontée vers le nord.

 

DÉCEMBRE

- Rome le voit revenir, souffrant de la malaria, et mettre les troupes en congé jusqu’au printemps prochain, sans doute à la satisfaction de tous ! De Théophano en particulier qui ne l'avait pas suivi dans cette nouvelle expédition.

Mais déjà, plusieurs problèmes l’attendaient, en commençant par la désignation du pape, il réussit, après de laborieuses discussion, à faire nommer un pape en la personne de son vice-chancelier en Italie, l’évêque de Pavie, Pierre Canepanova, sous le nom de Jean XIV. La survie de celui-ci se présenta rapidement mal, quand son protecteur décéda prématurément quelques jours plus tard, le 7 décembre. Nous le retrouverons en 984 en grande difficulté.

 

7 DÉCEMBRE.                      

- Rome, avait en effet accueillit, début décembre, un empereur apparemment épuisé de son équipée, malade de la malaria, contractée sans doute dans le sud.  Peut-être mal soigné, "atteint de dyspepsie et d’une occlusion intestinale à la suite d’une surdose des médicaments", (Ollivier 1969,  p. 76) Otton II décéda bientôt dans les bras de Théophano, en présence du pape Jean XIV. Elle avait été impuissante à combattre les effets mortels des doses excessives de son médicament à base d’aloès, et à le maintenir en vie.

Il avait juste eut le temps de s’occuper de sa succession, en assignant le quart de celle-ci à l’Église, un autre quart aux pauvres, un quart à sa mère et à son unique sœur, Mathilde,  l’abbesse de Quedlinbourg et enfin un quart aux guerriers qui formaient sa garde, restés fidèles.  (Histoire d’Allemagne 1844, p. 274)

Il fut enterré, avec des funérailles grandioses, à la basilique Saint-Pierre, dans un sarcophage antique, en marbre cannelé.

"A l’occasion de travaux, en 1618, le sarcophage délabré sera ouvert et ses ossements transportés dans sarcophage plus simple, qui se trouve aujourd’hui dan les grottes vaticanes". (Ollivier 1969, p. 77)

Comment exprimer en quelques mots cette disparition dramatique, inattendue qui risque de bouleverser l’échiquier politique du Saint Empire et par ricochet celle de l’Europe et ses relations avec l’Empire Byzantin.

 

25 DÉCEMBRE

Après la clôture de la diète de Vérone, le jeune roi Otton III avait donc été conduit à Aix où il fut sacré, le 25 décembre 983, non par l'archevêque de Mayence, ni par celui de Cologne, mais par l'archevêque Jean de Ravenne, pour bien préciser l’unité de l’Italie et la Germanie dans le Saint Empire.

Le petit prince fut installé sur le trône de marbre blanc de Charlemagne, l’archisolium, (le siège principal du royaume) comme l’avaient été son grand-père et son père. Le futur Otton III n’avait donc que trois ans et la tête de la taille en conséquence, une couronne fut spécialement préparée dont on ignore sa localisation actuelle, après son utilisation? Elle devait être semblable à celle conservée au trésor de la cathédrale d’Essen, mais dont une nouvelle expertise précise la date du XIe siècle.

C'est à l'issu de cette cérémonie, qui prenait toute son importance, que la nouvelle de la disparition de son père fut connue, coupant court à tout prolongement de la cérémonie.

- Pavie. Vers la mi-décembre, après avoir suivi les cérémonies, fait les offrandes habituelles en cette occasion, aux pauvres ou aux églises, les affaires urgentes réglées, Théophano partit rejoindre l’impératrice Adélaïde à Pavie, pour affronter leur douleur commune, mais pas forcément l'unité de vue pour la régence!

Elle était accompagnée de sa belle sœur, Mathilde, l’abbesse de Quedlinbourg et d'une  petite cour, dont ses amis Imiza (Irmintrude, nièce d’Adalbéron de Reims ; que l'on dit aussi être d'une famille noble de Rome) et de son conseiller Rotbertus. (RIi, II, 3, n° 956s ; Collins 2013, p. 377)

Elle s'y installa pour les fêtes de fin d'année, surtout très inquiète pour son fils connaissant les convoitises, en attendant les nouvelles de Germanie, qui tardaient.

"A l’occasion de travaux, en 1618, le sarcophage délabré sera ouvert et ses ossements transportés dans sarcophage plus simple, qui se trouve aujourd’hui dans les grottes vaticanes". (Ollivier 1969, p. 77)

 

Rome sous la neige. Le Colisée. Site.

 

 

 

 

 

 

Rivière l’Elbe. Extrait Atlas Classique Niox 1910, p. 12.

 

Pavie basilique S. Pietro in ciel d’oro actuelle. Site

 

Pavie. Urne de saint Augustin Bailique S. Pietro in Ciel d’Oro. Site

 

 

 

Vérone, Basilique San Zeno, 963. Site.

 

 

 

 

 

 

 

Vérone, représentation mi IXe siècle. Iconographie Rateriana (Musée Castelvecchio). Site

 

 

 

 

Vérone. Pont romain de Pietra. Restauré

 au XIIe siècle.

 

Bobbio. Basilique. A partir VIe siècle.

W. Cliché Torsolo

 

La cathédrale de Mantoue et son campanile.Site

 

Chieti, Cathédrale Sain Giustiono, W. Cliché Ra Boe

 

 

 

Vallée de la Trigno, http://www.altosannio.it/wp-

 

25 décembre : Couronnement d'Otton III (ou Henri II). Manuscrit de l'Apocalypse de Bamberg, XIe siècle. Site

 

Trône en marbre de Charlemagne. Aix-la-Chapelle. 

W. cliché Turelio

 

 

 Vatican. Sépulture d’Otton II.

http://www.knerger.de/html/ottoiiregenten_12.html

 

Rois Mages, Santa Maria Trastevere. Rome. XIIIe siècle.


On peut imaginer l’inquiétude d'une mère concernant son fils, sans doute à la merci du milieu qu'elle connaissait.

Il n'est pas encore question de sa propre situation, pour laquelle elle peut nourrir également quelques inquiétudes.

Chaque jour va apporter son lot de mauvaises nouvelles et c'est là que nous la verrons se révéler.

A suivre : Année 984