GLOSSAIRE

Pour l’établissement de ces quelques termes inhabituels, ci-dessous les textes ou sites qui ont été principalement consultés :

Encyclopédie Larousse 5 volumes, (version papier) ou internet : http://www.larousse.fr/encyclopedie

Le « Trésor de la langue française informatisé » : http://atilf.atilf.fr/tlf.htm

Différents sites Wikipedia

Les institutions de l’Empire byzantin (Bréhier, 1998), etc…

 

 

abbaye : un monastère placé sous la direction d'un abbé ou d'une abbesse. Apparu à la fin du XIe siècle, le mot abbaye est attribué aux monastères fondés par saint Martin et saint Honora au Ve siècle à Lérins. Toutes les abbayes sont des monastères mais tous les monastères ne sont pas des abbayes. Un couvent est une structure plus petite, dirigée par un Père ou une Mère supérieur(e). Une abbaye ou un couvent sont des lieux ouverts, les religieux vont dans le monde "temporel" ; le monastère est un lieu fermé, où les moines et moniales n'ont pas ou très peu de contacts avec le monde extérieur. Leur occupation principale est la prière.

 

Admonitio generalis : (exhortation générale) Important capitulaire promulgué par Charlemagne en 798, définissant l’action de la christianisation telle que la voit le roi. Elle fit l’objet de nombreuses études et consultations par les clercs et des responsables laïques avant son établissement. (Favier 1999, p. 298-300, 338-340, 520-522 et suiv.)

 

annone : ensemble des produits alimentaires de première nécessité et particulièrement le blé, réunis dans les greniers publics et destinés à subvenir pour une année aux besoins fondamentaux des citoyens romains. Système étendu ensuite à la population entière. Mais après la conquête de l’Égypte, véritable grenier à blé de Byzance, par les Arabes musulmans, le système disparut pour ne subsister que les jours de fête à l'Hippppodrome. ( Bréhier 1970, p. 159 et suiv.)

 

archontes : principaux administrateurs ou dignitaires à la cour de Byzance.

 

basiliques : dans le vocabulaire architectural, basilique désigne une église sans transept. La basilique est la forme primitive et fondamentale du temple chrétien. À la différence de la basilique civile romaine, on y pénètre par le  pignon (le petit côté). Ne pas confondre avec le recueil de loi du même nom: Les Basiliques.

 

Bollandistes : les Bollandistes, dont les ancêtres sont les Jésuites Heribert Rosweyde, puis John Bollandus (1596-1665), poursuivent leurs travaux, Acta Sanctorum, comprenant 68 volumes avec 20.000 saints répertoriés. Ils vivent comme un ordre cloîtré, au collège Saint-Michel à Bruxelles. Entre autres collections consacrées aux hagiographies en différentes langues, il y a :

La Bibliotheca hagiographica latina (BHL, textes latins avant 1500), la Bibliotheca hagiographica graeca (BHG, texte grecs avant 1453), la Bibliotheca hagiographica orientalis (BHO, textes en arabe, arménien, copte, éthiopien et syriaque), qui référencent les manuscrits. Ils publient une revue Analecta Bollandiana, et sont présents sur Internet, en particulier, avec le catalogue BHLms cataloguant tous les manuscrits latins détenus par une soixantaine de bibliothèques en Europe.

 

catépan : officier supérieur représentant le pouvoir dans l’Empire byzantin.

 

Chalcédoine (Concile de) : important concile œcuménique qui s'est tenu à partir du 8 octobre 451, sur les bords asiatiques du Bosphore (aujourd'hui Kadiköy), au cours duquel, entre autres, fut définit et décidé de la dualité de la nature du Christ. Il créa une scission dans l'église entre Chalcédoniens et non Chalcédoniens monophysites (Arméniens,  Coptes, Ethiopiens et certaines églises de Syrie et de Malankare (Inde) ).

Le "schisme" sera confirmé en 1054.

 

Champ de mai : Champ de marspuis Champ de mai sont les noms donnés aux grandes assemblées de guerriers à la suite de l'établissement du royaume des Francs en Gaule à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle. On les nommait ainsi car elles se tinrent soit en mars (sous les Mérovingiens) soit en mai (après 755).

En latin, on les appelait placita(plaids) ; les Francs leur donnaient le nom de mais. Ces assemblées avaient un double caractère : elles étaient tantôt des revues militaires ou des réunions solennelles dans lesquelles tous les hommes libres venaient rendre hommage au chef suprême des Francs, et lui apporter leurs dons annuels ; tantôt des réunions plus actives où le souverain convoquait soit les leudes et les guerriers pour les consulter sur quelque expédition militaire, soit les évêques pour régler leurs différends avec la royauté, ou pour prendre leurs conseils sur la direction des affaires de l'État. Ces assemblées, tenues irrégulièrement sous les Mérovingiens, devinrent beaucoup plus fréquentes sous les premiers Carolingiens ; mais après Charles II le Chauve, toute trace de cette institution disparaît. (W ; Favier 1999, p. 294-296)

 

chancelier : Tous les gouvernants ont cherché des personnages de confiance à qui ils pouvaient confier l’exécution de tâches importantes ou confidentielles. A Byzance, c’était le logothète. Dans le Saint Empire, ce sera généralement quelqu’un de la famille, ou de haut rang dans la hiérarchie religieuse. Il y avait également des chanceliers de régions, d’abbaye, etc. Une sorte de premier minnistre.

Dans le cas présent, Willigis de Mayence était le chancelier d’Otton Ier depuis 971.  Il le deviendra celui d’Otton II et sera élu Archevêque de Mayence par ses pairs. (Parisse 1993, p. 809 et suiv.)

 

chiton : en Grèce, tunique en lin ou laine légère.

 

La Conférence des Dames  (colloquium dominarum) : en 985, devant la situation conflictuelle qui s’éternisait, les têtes couronnées décidèrent de se réunir afin d’y mettre fin. Profitant de leur parenté, elles décidèrent de se rencontrer.  A ce jour, certains contestent sa tenue. Elle eut lieue sans doute à Metz entre les deux impératrices, Adélaïde, Théophano et Mathilda, abbesse de Quedlinburg (fille d'Otto Ier), Beatrice, sœur de Hugues Capet et nièce d’Otton Ier, Emma, la fille de l’impératrice Adelaïde, l'épouse du carolingien Lothaire. (Riché 1999, p. 73)


 

Comte palatin est un titre de comte impérial carolingien ou du Saint-Empire romain germanique. Le Comté palatin (ou Palatinat) correspond au domaine associé de leur empire, pour y représenter l'autorité impériale.

 

Constitutio romana : cette Constitution est imposé par Louis le Pieux en 824, qui envoi son fils Lothaire à Rome, signifier au pape Eugène II sa mise sous contrôle impérial. Elle sera reprise et confirmée par la Priviligianum Ottonianum par Otton II.

 

contubemium :  Qui désignait les mariages de deux personnes d’origine différente (citoyen libre avec une esclave ou réciproquement), ou bien la tente qui dans les légions romaines abritait la plus petite unité, 10 légionnaires. (Leyser, 1994, p. 143  et suiv.)

 

coutumier:  recueil des règles, des coutumes, des traditions, régissant une province, une région, une juridiction, un pays, faisant office du droit. C’était le droit coutumier encore en vigueur dans certaines régions ou pays.

 

cursus publicus : C’est le courrier impérial des Romains. Son fonctionnement était basé sur la présence d'étape, les mansiones et de postes relais intermédiaires, les mutationes le long des voies romaines. Réservé aux plis officiels, il servi bientôt aux services des douanes, à la distribution de l’annone, au courrier public, etc…(Chevallier 1997, p. 275 et suiv.)

 

curte (curtis) :

Au Moyen-Âge, le domaine est un ensemble de territoires, de bâtiments, d’églises etc. C’était la “villa”, entourée de murailles ou non. A l’intérieur, il y avait la “curte”, qui était le cœur de l’exploitation agricole et forestière, de l’élevage, etc. Il pouvait y avoir plusieurs curtes  qui assuraient l’approvisionnement et le fonctionnement de l’ensemble. Otton Ier, utilise ce terme pour donner un domaine en 958. (RIi II, 1, 658 ; Sivery 1990, p. 180 et sui. ; Zotz 1996, p. 7-15)

 

dîme : correspondait au prélèvement effectué sous diverses formes par les autorités civiles ou religieuses du moment, auprès des populations, en particulier les paysans. Elle variait suivant les régions, les collecteurs (le décimateur) et les besoins du moment par exemple pour les frais des expéditions militaires. http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=4261493955;

 

 

De Velitatione ou Traité de la Guérilla : traite de la manière plus adaptée à maintenir les ennemis aux frontières. Sans doute du milieu du Xe siècle, à la suite des précédent traités, écrit pour l’empereur Nicéphore III Phocas.

 

docteur de l'Eglise : Dans l'Eglise catholique, un docteur de l'Église est un baptisé, homme ou femme, dont l'Église reconnaît l'autorité exceptionnelle dans le domaine de la théologie (eminens doctrina). (sur Wikipédia lien : docteur de l'église)

 

domestique des scholes ou des armées de l’Orient : titre militaire byzantin du VIIIe siècle au XIVe siècle, qui finit par devenir purement honorifique et sans pouvoir.

 

Donation de Pépin : terme utilisé pour désigner l’accord (écrit ou oral) entre Pépin le Grand et le pape Étienne II, venu tout spécialement de Rome, le signer à Qierzy (Aisne) en 754. Il garantissait en fait la création et l’intégrité de l’État pontifical.

(Riché 1983, p. 78-81)

 

drogman (à partir du XIIe siècle) : dans le corps diplomatique, interprète.

 

drongaire : officier de haut rang dans l’armée byzantine.

 

eau lustrale : Dans la liturgie de l'Église catholique, la lustration est un rite d'exorcisme et de purification qui s'inscrit dans la cérémonie de la dédicace des églises ou intervient à la suite de la profanation d'un lieu de culte.

Elle s'effectue avec de l'eau mêlée de sel, de cendre et de vin - l'eau lustrale - préalablement confectionnée par le pontife et dont sont aspergés successivement les membres de la congrégation, l'autel, les murs intérieurs, extérieurs et le pavement de l'église.

 

 

écolâtre : clerc dirigeant l'école du chapitre d'une abbaye ou d'une cathédrale.

 

Edit de Milan: un «rescrit» ou un ensemble de notes et d'instructions promulgué, en 314, à l’initiative de Constantin le Grand (272-337). Il est alors empereur romain d’Occident, conjointement avec Lucinius qui est son correspondant pour l’Orient, à Nicomédie (aujourd’hui Izmit en Turquie). Seul l'exemplaire de Licinius est conservé. Les édifices religieux furent rendus aux chrétiens et purent coexister en pratiquant leur culte à côté des temples païens.

 

epanagôge : recueil de lois de 886, introduction au recueil des Basiliques. Voir ci-dessus.

 

Etats pontificaux : Ils sont créés par l’acte dit "Donation de Pépin", en  754, quand le pape Étienne II vint à Qierzi (Aisne), demander la protection du roi Pépin le Bref contre les Lombards et la création de ces états. Le roi acceptait également d’abandonner la liturgie gallicane pour la liturgie romaine. En contrepartie il obtint de se faire sacrer à Saint-Denis et reçu le titre de Patricius Romanorum, ce qui eut le don de mécontenter Byzance, car ce titre était réservé jusque là exclusivement à l'exarque de Ravenne. Il en profita pour faire sacrer aussi ses deux enfants, Carloman et Charles, le futur Charlemagne.

Mais il tint promesse car, en 755 et 757, il descendit affronter Aistulf, roi des Lombard, pour protéger les nouveaux états de ses menaces. (Mathieu-Rosay 1988, p. 135-136)

 

exarchat : territoire administré par l’exarque. Haut dignitaire représentant l’empereur d’Orient en Italie, du VIe au VIIIe siècle.

 

 

 

 

 

grand maréchal du palais ou curopolate : charge honorifique accordée à quelques privilégiés de la famille et quelques souverains étrangers. (Vogt 1908, p. 67)

 

Heimskringla : La Heimskringla, est la Saga des rois de Norvège en vieux norrois, (d'après le premier mot de l'ouvrage) est un recueil de sagas écrites et compilées en Islande aux alentours de 1225, par le poète et historien Snorri Sturluson.

 

heptarchie : du grec "sept royaumes" est le nom donné aux sept principaux royaumes fondés par les Anglo-Saxons durant le Haut-Moyen-Âge : l'Essex, l'Est-Anglie, le Kent, la Mercie, la Northumbrie, le Sussex et le Wessex. Au début du Xe siècle, ils laissent place à un Etat unique : le royaume d'Angleterre.

 

iconoclasme : période (730-843) pendant laquelle toute représentation imagée de personnage était interdite par l’Église.

 

immédiateté : une relation directe et sans délai avec, dans le cas présent, l’empereur.

 

indiculus loricatorum: index d’Otton II précisant, en 981, la participation armée demandée aux différentes institutions.

 

Itinéraire d'Antonin : Sa première rédaction de ce guide , l’Itinerarium Antonini Augusti, qui daterait des années 212-217, décrit les villes, donne la liste des étapes et des distances qui les séparent pour toutes les routes qu'il cite et, malgré son nom rattaché à celui de l'empereur Antonin (86-161), il est à dater de la fin du IIIe siècle. Proche de la Tablede Peutinger, il permet de la compléter et ses nombreuses vignettes le rendent agréable à consulter. Le nombre de localités relevées suppose qu’il s’agissait d’un recueil de mansiones* destiné à la distribution de l’annone*, comme des édits. Il est composé de l’Itinerarium provinciarum et de l’Itinirarium maritimum. (Chevallier  1972, p. 32/33).

  

klētorologion de Philothée : (en grec littéralement klesis = invitation et kletorion = banquet) est la plus complète et importante liste des fonctions et des préséances (taktika) de la cour de Byzance. Il fut publié en septembre 899 sous le règne de    l’empereur Léon VI par Philothée, personnage dont on sait uniquement qu’il fut prōtospathaire et atrikline.

 

Lit de Justice : Le lit de justice est une expression de la justice royale, à l'origine de toute autre justice. Puisque jugeant au nom du roi, le parlement, en présence du roi, perd sa qualité de juge pour redevenir simple conseiller suivant l'adage : « adveniente principe, cessat magistratus » (« quand le Prince arrive, les magistrats se taisent »). La procédure sert à enregistrer des actes importants, comme une déclaration de régence, ou inversement de majorité. Elle sert également au roi à imposer sa volonté à des magistrats réticents, et donc enregistrer des édits contraignants, parfois hostiles au parlement. W.

 

Livre des Cérémonies : celui des Xe au XIIe siècles est une compilation par Constantin VII le Porphyrogénète des textes de rituels anciens et souvent d’auteurs anonymes. Il contient entre autres le Klétorogion. Il y a seulement deux manuscrits reconnus, celui de Leipzig à l’Universitätsbibliothek, Leipzig : Rep. I 17, ca 963-969 et celui de la Biblioteca Medicea Laurenziana, Florence (Plut. 55, 4, ca 950-955). Il est réparti en deux livres et quatre-vingt douze chapitres. ( Trad. A. Vogt, 2 vol. Livre I, chap. 1-46 ; liv. II, chap. 47-92. Paris, éd. 2006. 194 et 193 pages).

 

magistros : poste administratif très important de la cour, deux personnages célèbre,    Syméon Métaphraste ou Magistros (Xe siècle), ou Grégoire Magistros (990-1059) savant et écrivain arménien, en furent les titulaires.

 

manse : du latin "mansus", désignant au Moyen-Âge une exploitation agricole avec des terres importantes.

 

Ménologe : recueil de la vie de saints, en particulier de l'Église grecque, suivant l'ordre du calendrier ecclésiastique.

 

ministériels : (latin: ministerialis) était un membre de la noblesse au service du prince ou d'un évêque au Moyen Âge. Dans les débuts du Saint-Empire romain germanique, ces hauts fonctionnaires, appelés en allemand Dienstmannen (« serviteurs », en latin minister) par la cour, étaient employés pour les affaires de la guerre et l’administration (la chancellerie). Les ministériels sont à l’origine des Hœrige (serfs) investis par leur suzerain de fonctions particulières, comme la direction des finances ou l’intendance d’un palais, voire d’un fief. W.

 

 

monastère : voir abbaye.

 

morgengab : ou présent du matin. En effet on entend le présent que le mari faisait d'ordinaire le lendemain des noces à sa femme pour ses menus - plaisirs, & ce présent peut consister en (territoires comme dans le cas présent), argent ou en valeur. Tradition très ancienne. (Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, t. 10 p. 712).

 

Novelles : Constitutions promulguées par l'empereur Justinien après la publication du code qui porte son nom, postérieures au Code Théodosien. Le  Digeste, les Institutes, le code de Justinien et les décrets annexes rassemblés sous ce titre de Novelles forment le Corpus juris civilis. Elles seront  mises à l'ordre du jour par Léon VI.

 

ordo, ordines : document contenant les instructions abrégées et rangées pour la messe de chaque jour de l’année.

 

parakimomène : il est choisi parmi les eunuques de confiance de l’empereur, chargé de sa sécurité et dormait au pied de son lit.

 

patrice : (fém. patrikia-patricienne, voir zosté) titre honorifique attribué par l’empereur à un petit nombre de personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il (ou elle) vient dans la hiérarchie immédiatement après le titre d'Auguste

 

Pauliciens : membres d'une secte chrétienne dualiste, ayant vu le jour en Asie Mineure au VIe siècle, en particulier en Arménie. Leur nom viendrai de leur application stricte de l'enseignement de Saint Paul. Combattus par Byzance, on parle de plus de 100 000 victimes, ils furent déplacés en grand nombre à l'ouest, en particulier dans les Balkans où ils sont donnés pour être les ancêtres des Bogomils, suivis au XIIe siècle par les Cathares  en France. Le lecteur trouvera en bibliographie "Byzance et Théophano", les références complètes des ouvrages de Paul Lemerle et N. G. Garsoïan (en angl.), plus l'abondante littérature qui existe en français sur le sujet.

 

pizza : Au Xe siècle, on la trouve comme une espèce de fouace, galette (en 997 en latin médiéval, Arch. de la cathédrale de Gaète – Latium). G. Princi-Braccini a proposé comme étymon un mot gotique ou longobard, bizzo, (haut allemand),  morceau de pain, bouchée, fouace  et  R. Giacomelli,  pitta (grec vulgaire),  fouace. (Rey 2010, p. 1657)

Si l’origine du terme est incertaine, la pizza est rattachée, sous cette appellation, à l’Italie et à la ville de Naples en particulier seulement depuis le XVIe siècle .

 

plaid : assemblée annuelle ou bisannuelle des hommes libres sous les Mérovingiens, restreinte aux notables laïques et ecclésiastiques sous les Carolingiens et les Capétiens (repris par les Ottoniens) qui la convoquaient, et qui discutait de manière consultative les projets de gouvernement. Du latin placitum, conforme à la volonté. (Vocabulaire du Moyen Âge, p. 246)

 

persarménien : habitant de la province de Persarménie, la plus à l’est, en limite de l’Iran actuel.

 

porphyrogénète : à partir de Basile Ier, prince ou princesse qui est né dans la Porphyra, salle décorée de porphyre, marbre rouge, où avaient lieu les  accouchements, durant le règne de ses parents. On trouve la première indication de cette disposition dans Liutprand. La tradition veut que ce soit Constantin VII qui l’ait construite pour authentifier les naissances impériales. ( De Administrando Imperio, II , col. 1147-1158).

 

Praeceptum : du latin praeceptum, établissement d'une règle, commandement, prescription. Dans le cas présent, un diplôme des empereurs Otton Ier et Otton II définissant les droits du bénéficiaire, le pape Jean XIII et la papauté, sur l’abbaye de Saint-Apollinaire en Classe et ses dépendances, sans possibilité de retour.

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prétoire : peut venir de procurateur, en grec : praitôrion, en latin : praetorium. Parmi de nombreuses définitions, celle qui nous intéresse, le siège du plus haut fonctionnaire du Royaume ou de l’Empire.

 

préposite : nom général donné, à la cour de Byzance, à tous ceux qui avaient en charge le commandement ou l'inspection de certaines personnes ou de certaines affaires importantes.

 

primatie: au premier rang des évêques d'un pays.

 

protospathaire : premier porte épée auprès de l’empereur à Byzance.

 

protostrator : maitre des étables impériales.

 

référendaire : représentant des hauts dignitaires comme le patriarche, maître de cérémonies.

 

Saint-Barthélemy : D’après les textes, l’apôtre est donné pour avoir évangélisé l’Arménie avec saint Thaddée, sous le roi Tiridate Ier (66-ca. 80). Il y subit le martyre et son corps serait arrivé dans une île, à Lipari, près de la Sicile, au VIe siècle. Ses reliques furent disputées et dispersées en Europe. Rien qu’en Allemagne on trouve une centaine d’églises qui lui sont dédiées, une vingtaine en France, en Autriche, en Italie, en Grande-Bretagne, etc. D’autres sont des destinations de pèlerinages, il est fêté le 24 avril. La coïncidence avec le « massacre de la Saint-Barthélemy » en 1572 est fortuite. (Yévadian 2007, p. 112 et suiv. ; Tchouhadjian 2011, p. 239-240)

 

salines : A l’origine, les salines elles-même étaient considérées comme bien de la puissance publique. Leur attribution, était une faveur, par exemple celle accordée par Otton Ier aux archevêques de Magdebourg, Ravenne ou aux évêques de Cervia, Parme, etc. leur permettaient de bénéficier de revenus non négligeables. Il fallait distinguer la propriété, l’outil de production et les revenus de leur exploitation. (Hocquet 183, p. 57-69).

 

sedes regiae ou sedes regni : durant les premiers siècles, la ville où s’installe (provisoirement) le roi pour régner.

 

silentiaires : officiers qui assistaient les maîtres de cérémonies.

 

stratore : écuyer  ou palefrenier des écuries royales sous le commandement du protostratore.

 

Stratégikon : manuel militaire sans doute de l’empereur Maurice au VIe siècle. Il est important pour la connaissance de l’art militaire byzantin et surtout par les informations qu’il donne sur les ennemis potentiels et la manière de les battre.

 

syncelle : garde du patriarche dans l’ancienne Constantinople.

 

Table de Peutinger : (Tabula Peutingeriana ou Peutingeriana Tabula Itineraria), appelée aussi carte des étapes de Castorius, est une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain qui constituaient le cursus publicus. Ce document était également connu autrefois sous le nom de table théodosienne (ou tabula theodosiana), nom qui fait référence à l'empereur Théodose, car, selon M. d'Aigueperse, une copie affiche des vers écrits sous cet empereur.

(Wikipédia)

 

Taktika : attribué à Léon VI, à la fin du IXe siècle, il s’agit d’une mise à l'ordre du jour d’une trentaine de pages sur tous les secteurs militaires, y compris la marine.

 

taxis : la taxis grecque (correspondant de l’ordo* latin) est un aspect essentiel de la civilisation byzantine : elle organise cette société de manière à ce que celle-ci soit un reflet aussi exact que possible de la société céleste. Elle nous a été transmise par les livres décrivant le protocole : le Livre des Cérémonies. Au cours de cérémonies où tous les aspects matériels, l’habit, la couronne, le trône, les acclamations à la gloire de l’empereur, l’orgue qui les accompagne, les gestes accomplis par l’empereur comme par ceux qui l’entourent, ont un sens, l’Empire byzantin affirme ainsi son équilibre et sa qualité de peuple élu. 

 

Thèmes : régions militaires, puis administratives de l’Empire byzantin. Elles évoluaient en fonction des territoires couverts. Le premier créé fut celui des Arméniaques, en 667. La composition de leurs troupes était principalement constitué de populations autochtones.

Il y eut également des "mikra armenika themata", petits thèmes arméniens en Cilicie à l’arrivée des Byzantins, Nicéphore Phocas ou Jean Tzimiscès. (Dédéyan 2002, p. 17)

 

triduum: Le "triduum paschale ou sacrum". Littéralement les "trois jours", qui s'étendent du soir du Jeudi saint au matin du dimanche de Pâques, soit une durée de trois jours, le centre et le sommet de l’année liturgique, puisqu’il célèbre la Pâque du Seigneur. La Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus. La durée effective étant de trois jours, mais commençant le soir, le triduum est donc à cheval sur quatre jours civils. Généralement, la messe intrinsèque à la vigile pascale débute à minuit, donc dimanche (domenica Resurrectionis). C’est la raison pour laquelle, le mariage ne fut consommé que trois jours plus tard. (Dictionnaire encyclopédique de la liturgie 2002, t. 2, p. 575)

 

zosté ou patricienne à ceinture : la seule dignité propre aux femmes à la cour de Byzance. Elle rendait directement compte à l’impératrice, dont elle fut au début une dame de compagnie. Elle devait son nom à la ceinture qu’elle ceignait, le lôros, richement brodé d’or et de pierres précieuses, vêtement dérivé du trabae, réservé seulement à l’empereur et aux plus haut dignitaires. Cela lui donnait le droit  de manger à la table impériale.


 

 

(RIi II, 1, 658 ; Sivery 1990, p. 180 et sui. ; Zotz 1996, p. 7-15)