PRINCIPALES VILLES

MAGDEBOURG (SAXE-ANHALT)

(Magdeburg, Magathbourg) (Saxe-Anhalt)

La ville et son ancienne abbaye bénédictine furent détruites deux fois par les Hongrois (923 et 925) et encore en 983 par les insurrections slaves. Elle a vraiment été créée par la volonté d’Otton Ier. Son diplôme du 21 septembre 937 lance la construction de l’abbaye de Saint Maurice  et commence à lui accorder des privilèges. (MGH DD OI , 14, p. 101)

Il confirmera cette volonté de développement de cet évêché dans la direction du nord-est après ses succès à Lechfeld et son élévation au titre d’empereur en 962. Il regroupait les évêchés de Prague, Mesbourg, Meissen, Brandebourg, Oldenbourg,  etc…

La construction du monument se prolongea jusqu’au XIIIe siècle par l’apport de matériaux anciens et l’obtention de nouvelles reliques.

Sa première femme, Edith de Wessex, y fut enterrée en 946. L’église fut agrandie petit à petit pour devenir cathédrale en 968, avec la création d’un archevêché orienté vers l’évangélisation de l’est, sans qu’il ne puisse terminer son œuvre. Après sa mort à Memleben, en 973, il sera enterré à côté de sa première femme.

 

PADERBORN

Paderborn est une ville allemande de la Rhénanie-du-Nord - Westphalie. Sveva Gai cite un passage de “De Carolo rege et Leone papa” (vers 810), indiquant que la rencontre entre Charlemagne et le pape eut lieu à Paderborn en 799. C'est dire qu’il devait y avoir des installations suffisamment importantes pour recevoir ce saint personnage. Selon les mêmes sources, il y avait un palais depuis 977. (il sera détruit par un incendie en 1000). (Gai 2001, p. 201-212)

En fait si Charlemagne y fit plusieurs séjours, il faudra attendre 985 pour que Théophano y passe un court séjour.

Pourtant à l’occasion de son mariage, elle était accompagnée de clercs et d’artistes grecs, à qui l’on doit entre autres, la construction la chapelle Saint-Barthélemy en cours . Elle sera consacrée en 1017 et c’est l'église-halle la plus ancienne d'Allemagne que l'on puisse trouver au-delà des Alpes du Nord, puisqu'elle se trouve en pleine Westphalie. Près du Museum in der Kaiserpfalz, elle servait de chapelle à un palais impérial ottonien.W

 

PAVIE (Lombardie)

Le nom d’origine Ticinum venait de la rivière Tessin qui la traversait (Anonymi ticinensis 1717, p. 2 et suiv.). Elle fut possession et capitale lombarde, puis prise par Pépin III le Grand qui la confia au pape, par le traité de Quierzy (discuté), en janvier 954, c’est de là que date la création des États Pontificaux avec la donation de l’ancien exarchat de Ravenne.

L’appellation de "seconde Rome", ou clairement comme sa « fille », est confirmée par un texte des « Institua regalia et ministeria camere regum Longobardorum » des  Xe ou XIe siècle. (Instituta regalia et ministeria camere regum Lomgbardorum et honorancie civitatis Papie, Die Honorantie civitatis Papie, 1983, p. 4, 10, 30 ; MGH Ss, XXX.2, 1934, p. 1444-1460)

Bérenger Ier y fut couronné roi d’Italie en 902, avant de devenir empereur d’Occident en 915. Mais en 924, il ne put faire face aux invasions des Magyars. Après la première venue d’Otton Ier, en 951, elle fut une des villes préférées des Ottoniens.

Elle possédait un palatium (Bougard, 1996, p. 186 et suiv, citant entre autres : C. Brühl, Fodrum, p.357 et 369-370, etc.), un praetorium* du VIIIe siècle qui fut agrandi et restauré pour recevoir les « plaids », qui se tenaient à l’extérieur ou à l’intérieur suivant les saisons,  dans le « laubia », ou  l’entrée le « viridarium », les bosquets du jardin (Bougard 1996, p. 186),  sont détruits à ce jour. A noter que la ville était située sur le grand axe vers Rome, la via Francigena par Aoste, ce qui lui assure, avec le passage des marchands de tous les horizons, des revenus conséquent, aux postes de douanes.                                                           (MGH Ss, XXX.2, 1934, p. 1451-1453)

A vingt km de Pavie, à Corteoleona, le couvent de Sainte-Christine, faisait figure de centre religieux important au VIIIe siècle. Doté par le roi d’Italie Liutprand, (685-744), d’un monastère royal, Saint-Anastase (Bougard 196, p. 190), et sera enterré à Pavie. Otton Ier lui fit également une donation. (MGH, Die Ottonen Urkunden, I, 325), tandis que l’impératrice Adélaïde fondait une des nombreuses églises de la ville, Saint-Sauveur. (Tchouhadjian 2004, p. 341).

Un premier bâtiment religieux construit sur le site était la chapelle du palais lombard (dont une partie subsiste sous la forme de la base du campanile de la basilique actuelle), dédiée à l'archange. La basilique saint Michele Maggiore est construite sur son emplacement, mais elle est détruite lors d'un incendie en 1004. La construction actuelle débute à la fin du XIe siècle.

Saint augustin est enterré dans la basilique San Pietro in Ciel d’Oro.

 

RAVENNE (EMILIE-ROMAGNE)

De par sa position et la facilité de son accès, la ville fut importante dès les premiers siècles. Son existence fut liée aux passages de différents peuples, dont les Goths, les Lombards, les Francs, les Byzantins et leur Exarchat (de 568 à 751) avant de passer à partir du VIIIe siècle aux mains des Carolingiens, des Ottoniens, …..etc..

Durant cette période, deux des exarques pour le compte de Byzance furent des généraux d’origine arménienne, Nersès de 541 à 568 et Isaac l’Arménien de 625 à 643.

En janvier 754, Pépin le Bref reçoit à sa demande, le pape Étienne II à Quierzy (Aisne, France). Il devait encore une fois se sentir bien menacé pour accepter une invitation, en plein hiver sur les bords de l’Aisne ! La signature du traité dit de Quierzy met en place les éléments pour la création des États pontificaux, comme la donation de l'exarchat de Ravenne, jusque là byzantin. Le pape reconnaît en contrepartie la dynastie carolingienne.(Diehl 1887, p. 218-225, qui cite les Chroniques de Moissiac et le Annales de Mettensis [Metz])

Par la suite, Charlemagne y fit plusieurs séjours et confirma ce traité. Puis ce sera au tour d’Otton Ier de s’y installer, après en avoir chassé Bérenger II (906? – 966?), le roi d’Italie.

Otton Ier en fit sa sedes regni*. Un palais fut construit hors les murs, près de l’abbaye de Saint-Sever-Saint-Appollinaire-in-Classe, dans le village proche de Classis. Il disposait d’une salle d’audience, de justice, on parle également de pièces de réception.

( Bougard, 1991, p. 186.)

Mais ce qui fait déjà sa renommée, ce sont les différents édifices bâtis au temps de l’occupation par les Byzantins, jusqu’au VIIIe siècle. Leur construction et surtout les mosaïques qui les décorent lui donne le titre de capitale mondiale de la mosaïque. On peut citer : (liste Wikipédia, liens accessibles)       

Mausolée de Galla Placidia

Mausolée de Théodoric

Basilique Saint-Vital

Basilique Sant'Apollinare nuovo

Basilique Sant'Apollinare in Classe

Baptistère des Orthodoxes

Baptistère des Ariens

Chapelle archiépiscopale.

dont plusieurs classées dans la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le moine Romuald de Ravenne y créera l’ordre les Camadules en début du XIe siècle.

 

TSCHISMIGESEK

Tchemeschgaïdzag (Hiérapolis) (Asie-Mineure)
se trouve en Arménie, sur les bords de l’Euphrate, dans l’espace triangulaire des deux branches est et ouest du fleuve (en arménien = Եփրատ, Yeṗrat), les deux rivières le Karasu long de 450 km et  le Murat Nehri (Murat Sou), long de 650 km.

La ville serait l’antique Hérapolis, maintenant nommée quelques fois Tchemech-gadzad, la "ville de Tzimicès", faisant allusion à sa petite taille. La ville voisine prit le nom d’Arabkir à la conquête des Arabes. Les gorges du fleuve à cet endroit sont magnifique suivant les différents auteurs (Elisée Reclus, Géographie Universelle 1884,  t. IX, p. 371)

 

 


La ville serait l’antique Hérapolis, maintenant nommée quelquesfois Tchemech-gadzad, la ville de Tzimicès, faisant allusion à sa petite taille. La ville voisine prit le nom d’Arabkir à la conquête des Arabes. Les gorges deu fleuve à cet endroit sont magnifique suivant les différents auteurs ( Elisée Reclus, Géographie Universelle 1884,  t. IX, p. 371)

Extrait Saint-Martin, 1827. p. 95. Caractères arméniens